2013 : dessine moi un atelier…

Oui, le temps est aux mutations et, dans ce paysage en devenir, la prospérité économique passera par la créativité de chacun et l’innovation de tous.Dans l’économie créative qui se profile, les sources de valeur proviennent plus d’une capacité de synthèse de diversités multiples : connaissances, compétences, technologies…que de leur accumulation.Les clusters créatifs, qu’ils soient à Montréal, Paris ou Roubaix, sont des espaces où les intelligences s’hybrident, où des entreprises de taille et de nature variées côtoient les campus et les laboratoires de recherche, où le public et le privé se croisent, où la culture n’est jamais bien loin. A un niveau plus micro, on peut se demander comment favoriser cette synthèse créative au sein même des entreprises.
Et si, comme le suggère Pascal Gautrand, l’atelier Ă©tait Ă  dĂ©ployer comme espace d’échanges, de transmission, d’expĂ©rimentation?2013 : dessine moi un atelier…

Valérie Bobo

Faites pousser votre créativité avec le Land Art

Sur-Natures

Nexmove, cabinet conseil en évolution professionnelle, a fait appel à Mona Lisa pour concevoir et animer son séminaire annuel d’équipe de 3 jours : un déroulé créé sur mesure pour intégrer de nouveaux collaborateurs et développer une dynamique de créativité collective dans l’équipe.

Mona Lisa a proposé de travailler en pleine nature avec l’inspiration du Land Art.

Pourquoi ? Cette pratique artistique, qui vise à créer une œuvre dans la nature avec les moyens mis à disposition par la nature, invite facilement à faire des parallèles avec la vie de l’entreprise, car celle-ci fonctionne aussi dans un écosystème donné. Phases de création, individuelles puis collectives, apports théoriques et étapes de débriefing ont alterné dans un environnement ressourçant. Elles ont permis à l’équipe de prendre conscience des leviers spécifiques de sa créativité collective, d’encourager la communication et de réaffirmer le sens de leurs liens.

Faut-il inviter Andy Warhol à votre comité de direction ?

Sur-Natures

A l’occasion du lancement du projet Creative Valley à Cannes-Grasse-Antibes, Valérie Bobo était invitée à témoigner lors du forum « économie et management de la créativité » à Sophia Antipolis en octobre dernier. Ce colloque a réuni des praticiens de l’innovation et des universitaires (dont ParisTech, X et l’équipe canadienne d’HEC Montréal, spécialisée dans le management de la création).

ValĂ©rie Bobo a montrĂ© comment un rapprochement profond s’opère entre entreprises et artistes qui se sont souvent ignorĂ©s, voire opposĂ©s. Si le secteur du luxe est un grand promoteur de cette rencontre visible pour le grand public, il n’est plus du tout singulier dans cette dĂ©marche. De nombreux secteurs et entreprises, en France ou ailleurs, font maintenant appel Ă  des artistes pour les stimuler, les nourrir, les accompagner dans leurs processus d’innovation et de transformation. Ce qui Ă©tait encore des expĂ©rimentations isolĂ©es ou de simples intuitions et il y a une dizaine d’annĂ©es donne maintenant lieu Ă  des recherches acadĂ©miques qui Ă©clairent les mĂ©canismes de transformation Ă  l’œuvre.

Rencontre avec Pascal Gautrand, designer de mode

Sur-Natures
Crédit Valérie de Calignon

3 synonymes de créer ?

Expérimenter, dialoguer, pratiquer.

Si la créativité était un territoire ?

Un atelier, industriel ou artisanal, un lieu qui regroupe Ă  la fois des savoir-faire, des outils, des machines et des hommes… La notion de crĂ©ativitĂ© est le plus souvent associĂ©e Ă  la fulgurance de l’idĂ©e, Ă  la vitesse du changement et au gĂ©nie individuel de l’artiste. L’atelier, quant Ă  lui, abrite un rythme plus lent, qui s’inscrit dans des temps plus longs : ceux de la fabrication d’un prototype ou d’un objet mais aussi ceux de l’hĂ©ritage et de la transmission des techniques et des savoir-faire, ceux de l’Ă©change d’expĂ©rience. Au contact de la matière première, la crĂ©ativitĂ© est un territoire qui rassemble et fait dialoguer la vitesse et la lenteur, l’immĂ©diatetĂ© et l’histoire, la nouveautĂ© et l’immuable.

Si la créativité était un regard ?

Le design de mode ne peut se limiter Ă  imaginer l’esthĂ©tique d’un vĂŞtement, il doit aussi crĂ©er un lien particulier avec la personne qui l’endosse et c’est aussi sans doute valable pour une grande partie des objets qui nous entourent, du mobilier Ă  l’architecture… La crĂ©ativitĂ© peut aussi s’employer Ă  remettre en question et Ă  faire Ă©voluer la façon dont le système fonctionne, les processus selon lesquels les produits sont crĂ©Ă©s, fabriquĂ©s ou distribuĂ©s.

C’est souvent le rĂ´le de la crĂ©ativitĂ© artistique que de prendre de la distance et de rĂ©flĂ©chir (dans tous les sens du terme !) la sociĂ©tĂ© et ses valeurs. Au-delĂ  de son regard esthĂ©tique, le designer — quelle que soit sa discipline — a lui-aussi la possibilitĂ© (ou le devoir !) d’apporter un regard rĂ©flectif sur le système pour faire Ă©voluer le cadre et le statut de sa crĂ©ation.

Hello, l’exposition à ne pas manquer

Sur-Natures

A la Gaîté Lyrique jusqu’au 30 décembre. L’incroyable narration d’une marque Hello, conçue par le collectif H5 qui met en scène avec subtilité toute la puissance, à en être inquiétante des méthodes de marketing et de communication (story telling, brand content, esthétisation, …) mais aussi le risque d’être standardisé et convenu. Un must pour les professionnels des marques.

 

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