Penser avec les sens, ressentir avec l’esprit

Bientôt 5 ans à créer, imaginer, développer, construire avec vous.
BientĂ´t 5 ans Ă  partager rĂ©flexions et Ă©motions, intuitions et actions pour vous aider Ă  stimuler la crĂ©ativitĂ©, favoriser l’innovation, catalyser le changement, affirmer votre identitĂ©. Avec, Ă  chaque fois, notre passion de la crĂ©ation et de l’art pour conduire ces projets.« Penser avec ses sens, ressentir avec son esprit » est le fil directeur de la biennale d’art contemporain de Venise que nous venons de visiter. Un sujet qui nous touche de près et qui constitue le coup d’envoi de cette première newsletter.Bonne lecture !ValĂ©rie Bobo et Pascale Ract

« Penser avec les sens, ressentir avec l’esprit, l’art aujourd’hui »

Biennale de Venise 2007

La dichotomie classique entre le corps et l’esprit serait-elle enfin dĂ©passĂ©e ?
Si l’art l’a souvent illustré, les chercheurs en neurosciences semblent aujourd’hui le démontrer, mettant en évidence les liens multiples qui existent entre cognition, perception, émotions, mémoire.
La 52e biennale d’art contemporain -à Venise jusqu’au 21 novembre 2007- sur le thème « penser avec les sens, ressentir avec l’esprit, l’art aujourd’hui », est l’occasion de découvrir la façon dont les artistes contemporains se sont emparés du sujet.Face à la multiplication des lieux d’exposition, nous nous sommes focalisées sur les incontournables « Arsenal » et « Giardini » et avons aussi exploré quelques « événements collatéraux » -selon les termes du commissaire- répartis dans Venise.

Tonalité générale : A l’Arsenal, lieu magique, nous sommes saisies par les visions de cataclysme et de violence des artistes : avion qui chute, zones de conflits, soldats, tour qui s’écroulent, portes de prison… Les artistes ne cessent de nous renvoyer des images brutales d’un monde en proie à la pauvreté et la guerre. Le plus souvent, il s’agit de dénoncer et de faire réfléchir. L’expression de l’artiste, parfois totalement éloignée de l’expression sensible, peut nous laisser songeur : on en vient à se demander ce que ces oeuvres apportent de plus, ou de différent, qu’un article de presse ou un essai de philosophie ?
Cependant, quelques belles surprises Ă©maillent ce parcours.

Les sens fertiles
El Anatsuy -artiste ghanéen qui vit au Niger- nous impressionne avec ses gigantesques tissus aux mailles (ou cellules) composées de cannettes et capsules métalliques repliées. Ancré à la fois dans une tradition artisanale et dans l’art contemporain africain du recyclage, ce travail nous entraîne dans un voyage sensoriel où la question du sens varie avec l’échelle : matériau industrialisé, répétition du geste, idée du cycle, décomposition et recomposition…

La création, ultime recours pour dépasser l’émotion ?
L’exposition de Sophie Calle – artiste qui représente la France - est captivante. L’artiste a reçu un mail de rupture se concluant par « prenez soin de vous ». Sophie Calle a alors demandé à 107 femmes de réagir à ce mail à travers le prisme de leur métier. L’exposition est constituée des 107 réponses de ces femmes –toutes photographiées par Sophie Calle-, réponses instinctives, rationnelles, humoristiques, empathiques, analytiques, elles permettent de dépasser l’émotion en explorant le sens de ce mail.

Formes, matières, textures affirmées avec force
Jan Fabre, artiste flamand, donne une réponse presque littérale à la question posée par Robert Storr : dessins d’hémisphères cérébraux, marbres en circonvolution, mise en scène de dialogues de l’artiste avec des spécialistes en neurologie…Au delà de ces travaux de circonstance, on retrouve le goût de l’artiste pour la pluridisciplinarité, à enchaîner divers media autour d’un thème.
Comme d’habitude, ce qui est présenté est très fort : installations minutieuses et performance technique se manifestent dans ses œuvres toujours formellement abouties et qui emmènent dans de multiples univers.

L’intelligence sensible de la main qui crée
Avec une grande économie de moyens, l’artiste colombien Oscar Munoz nous entraîne dans la virtuosité du mouvement d’une main qui dessine… Des visages peints sur un sol brûlant s’effacent aussi vite qu’une main les trace pour un mémorial. Ephémère du visage tracé, pérennité du mémorial, qualité et sensibilité du geste, autant d’éléments qui rendent la projection simultanée des 5 films particulièrement touchante.

Les sens au cœur de la raison
Le Pavillon mexicain est un exemple abouti de toute une vague numérique, interactive de plus en plus présente au sein de l’art contemporain. Rafael Lozano-Hemmer a réalisé des installations interactives et ludiques au croisement de l’architecture et de la performance. Il détourne les technologies de surveillance, s’approprie des technologies au service de la démultiplication sensorielle. Son installation de battements cardiaques –autant d’ampoules dont le tempo de clignotement se cale sur le rythme cardiaque de chaque visiteur présent- permet d’aller au cœur de l’émotion en laissant deviner la présence humaine au milieu de la technologie.

Cabinet de curiosité ou sentiment de la durée ?
Notre parcours s’achève en retrouvant El Anatsuy sur la façade du palazzo Fortuny. Heureuse introduction de l’exposition « Artempo » où des œuvres du passé et des œuvres contemporaines dialoguent dans un temps qui a perdu toute linéarité. Chaque salle est une fête qui fait alterner ascèse et raffinement : sélection d’œuvres magnifiques, dialogues entre les oeuvres inattendus, lieu au charme fascinant et chargé de l’histoire de Mariano Fortuny, créateur aux mille facettes (1871-1949) qui après avoir révolutionné l’éclairage des théâtres s’est imposé en Europe grâce à des inventions textiles.
Il n’est évidemment plus question de simple curiosité, mais d’un sentiment fort et durable : celui de la jouissance. Au bout du compte, « penser avec les sens, ressentir avec l’esprit » : ne serait-ce pas tout simplement une définition de l’art ?
www.labiennale.org

Les salariés de Leclerc innovent grâce à l’art contemporain

dessin

À l’occasion de son emménagement dans son nouveau siège social à Ivry-sur-Seine (94), la Société SIPLEC - entité de négoce international du Mouvement E.Leclerc - a souhaité fédérer ses salariés autour d’un projet collectif à dimension artistique. Son objectif était de favoriser le décloisonnement des services mais aussi de matérialiser les valeurs et l’identité collectives.
Pilote du projet, Mona Lisa a proposé une démarche qui allie travail en profondeur avec tous les salariés et exigence artistique.

Le projet s’est déroulé sur plus d’un an
et a enchaîné :
- conception collective d’un cahier des charges
- présélection d’artistes par Mona Lisa
- vote de l’ensemble des salariés sur les projets
- réalisation de l’œuvre d’art.

Une œuvre qui oxygène l’entreprise

L’oeuvre choisie a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e par StĂ©phane Calais, artiste plasticien reconnu. Les dirigeants et les salariĂ©s de SIPLEC retirent une grande fiertĂ© d’avoir osĂ© une telle rĂ©alisation.
Non seulement les objectifs initiaux ont été largement atteints, mais les salariés ont aussi éprouvé un grand plaisir à plonger dans un univers éloigné de leur quotidien, les enrichissant et aiguisant leur curiosité.Qu’en a pensé Patrick Rebuffie, Directeur de la Siplec ?
« L’empathie de l’équipe de Mona Lisa vis-Ă -vis de notre projet lui a permis de ressentir prĂ©cisĂ©ment oĂą nous voulions aller mĂŞme lorsque nous n’étions pas capables de le prĂ©ciser clairement. Son Ă©coute et sa rĂ©activitĂ© permanentes tout au long de notre projet (qui a durĂ© plus d’un an) ont permis de construire une Ĺ“uvre originale et durable. Nous avons aussi particulièrement apprĂ©ciĂ© la prĂ©occupation de l’équipe de Mona Lisa Ă  ce que nous ne cĂ©dions jamais sur notre ambition et notre exigence initiales.

 

Tous droits réservés | Paris : + 33 (0)6 85 10 37 77 | www.monalisa-paris.com

Leave a Reply